Actualidades: Profesor Jan Ryn: "Aparte del cocainismo, como vicio común entre los habitantes de los Andes, existe también el alcoholismo. En la vida cotidiana se puede observar la práctica del consumo del alcohol, en el periodo de las fiestas y rituales relacionados con ellas." El Reportaje en nuestra nueva edición./ Bernard Francou, glaciólogo francés: "Si Groenlandia y la Antártica se derriten, el nivel del mar subiría de 60 metros.Ciudades como Guayaquil, New York, New Orleáns y Londres desaparecerían...
Actualizado lunes 22 de enero 2018
Home
 
UGA Éditions présente "Louis Lliboutry, le Champollion des glaces" PDF Imprimir Correo electrónico
Editorial



alt



Un récit richement illustré qui retrace le parcours hors-norme du glaciologue Louis Lliboutry, également professeur d'université, qui a été, avec Claude Lorius "le fondateur de la glaciologie française de la montagne et des pôles ".


C’est au Chili, en 1951, que Louis Lliboutry fait ses premiers pas d’explorateur, de cartographe et de glaciologue. Au cours de son séjour, il fait partie de l’expédition française dirigée par Lionel Terray, parti en Argentine en 1952 pour gravir le Fitz Roy. Il étudie et cartographie pour la première fois les grands glaciers des Andes et de Patagonie et grâce à ses recherches, il améliore considérablement la cartographie de ces vastes régions.

À son retour de Santiago, il décide de créer le Laboratoire de Glaciologie alpine du CNRS (actuel IGE) en 1958 dans les locaux de l'Ancien Evêché de Grenoble. Il conçoit avec son équipe d'ingénieurs et de techniciens des appareils de forage et de carottage, permettant ainsi le développement des plus importantes recherches scientifiques sur les glaciers des Alpes et, par la suite, en Antarctique avec la participation de Claude Lorius.

Il est également à l’origine du Centre de recherches en glaciologie à la faculté de philosophie et d’éducation de l’université du Chili, premier institut de glaciologie d’Amérique du Sud.

Un glacier et une montagne portent désormais son nom : le glacier Lliboutry sur la partie chilienne du continent antarctique, et le Cerro Lliboutry au sud du Chili.


Lancement du livre

















Par Marc Turrel: "Ce livre, c’est tout d’abord l’histoire d’une rencontre… Celle que je fis avec le professeur LLiboutry dans sa maison de Corenc en janvier 2000 et en 2004. Le Chili commençait à s’intéresser de plus en plus aux questions liées à l’environnement et à la fragilité des grands glaciers des Andes. Il était tout naturel de rencontrer celui qui avait crée la glaciologie à l’université du Chili en 1954 et cartographié les grandes étendues glaciaires, de la Patagonie aux Andes Centrales de Santiago.

Au cours de notre entretien, le professeur LLiboutry nous avait fait part de son inquiétude, quant au devenir des glaciers andins. Une inquiétude pas seulement liée au changement climatique, mais à leur protection.

Il fallait, selon lui, créer un grand Parc National dans toute la Haute Cordillère, de Santiago au nord, à Rancagua au sud, pour faire face à la voracité des compagnies minières et hydroélectriques.Il était urgent de protéger ces 30 sommets de plus de 5000m, ces 800 km2 de glaciers dans la Cordillère centrale. Il n'y a effectivement aucun grand Parc National dans les Andes de Santiago, à l’image de nos parcs nationaux dans les Alpes, comme le Parc de la Vanoise, du Queyras et des Écrins et ce, à proximité d’une métropole de plus de 6 millions d’habitants qu’est Santiago du Chili.


L’exemple le plus frappant fut le projet Pascua Lama qui mobilisa une grande partie de l’opinion publique au Chili. Les dirigeants de cette entreprise multinationale prétendaient exploiter un immense gisement d’or d’argent et de cuivre, situé à plus de 4000m dans la Cordillère des Andes, à la frontière entre le Chili et l’Argentine. Un projet de 950 millions de dollars.

L’inconvénient était qu’il fallait creuser sous des glaciers. Vous pouvez imaginez l’impact sur ces écosystèmes aussi fragiles. Cette entreprise canadienne voulait faire croire qu’en déplaçant les glaciers par morceaux et les transporter de l’autre côte de la mine, on pouvait régler le problème. Comme si l’on pouvait couper un arbre en morceaux et le replanter ailleurs.

Aujourd’hui, les glaciers andins sont au cœur des préoccupations. L'on sait désormais qu’un immense gisement de cuivre, sans doute l’une des plus grandes réserves au monde, se trouve à quelques kilomètres à l'est de Santiago du Chili.De grands glaciers se trouvent directement menacés par ces projets miniers, tel que le glacier de la Paloma et les glaciers Olivares, explorés et étudiés par le professeur Lliboutry dans les années cinquante. (et dont nous reproduisons les cartes et les photographies aériennes dans notre livre)

Ces problématiques très actuelles sur la vulnérabilité des glaciers… le concernaient et le préoccupaient. Nous en parlions fréquemment lors de mon séjour à Grenoble. Il avait raison. Les dernières nouvelles que nous avons reçu des Glaciers O’Higgins et Grey en Patagonie sont alarmantes.

Mais c’est aussi la publication de ses mémoires qui le préoccupait. Je me souviens qu’à la fin de notre entretien, il me remit un exemplaire de ce qui avait été l’œuvre de sa vie, "Les glaciers furent mes frères » un manuscrit de 400 pages qui n’avait jamais été édité.

« J’espère que vous pourrez un jour les publier" me confia t-il avec un fort accent catalan.

Ces mémoires, rédigées avec beaucoup d’humour aussi, relataient son expédition au Fitz Roy avec Lionel Terray et Jacques Poincenot, sa rencontre mémorable avec le Président Perón, le projet d’un observatoire astronomique près de Santiago, sa rencontre avec Maurice Herzog, Emile Allais, Jacques Lanzmann, ses explorations sur les grands glaciers des Andes et en Patagonie et puis, toute l’épopée du développement de la glaciologie en France, à Grenoble, dans les Alpes et en Antarctique.

Il me parlait de ses souvenirs prodigieux du Chili, de ses expéditions où il fit ses premiers pas de cartographe, de glaciologue et d’explorateur. Mais d’autres liens que l’Amérique du sud nous unissaient, notamment le souvenir de la guerre d’Espagne, à laquelle ma famille avait été liée également.

Le rapport avec sa ville natale Madrid était profond. Il était difficile encore pour moi de suivre Louis LLibouty à la trace tant il fut sans cesse en perpétuel mouvement entre son Espagne natal, Perpignan, Montpellier, Paris, Grenoble, Chamonix, Santiago, ou encore ses nombreux séjours au Pérou, en Argentine et en Iran. Jedevais retrouver plus tard les traces de ce passé, une correspondance avec ces professeurs de l’Ecole normale à Paris pendant l’Occupation, Georges Bruhat, Alfred Kastler, Louis Néel pour ne citer que quelques-uns. C'est vrai qu’il était très discret sur cette période de sa vie, notamment son passé d’étudiant à Madrid puis à Paris, de la Guerre d’Espagne à la Seconde guerre mondiale…

Je suis resté …pendant presque vingt ans…. avec cette image du professeur LLiboutry dans sa maison de Corenc… entouré de ses livres, de ses cartes de Patagonie, de ses photographies en noir et blanc, archives premières de la glaciologie moderne. 

Je n’ai jamais oublié cette promesse que je lui ai faite, à l’automne de sa vie, de publier un livre sur son œuvre, inspiré de ses mémoires.

Je suis heureux aujourd’hui, de partager avec vous cet hommage, à l’explorateur, au visionnaire, au « Champollion des glaces. »"



À propos de l’auteur

Marc Turrel est journaliste et éditeur. Il signe ses premiers reportages dès l’âge de 18 ans pour les journaux quotidiens Le Progrès et Le Dauphine Libéré, puis en Colombie, au Venezuela et au Chili pour le compte de l’Association française de gemmologie et du magazine Monde et Minéraux. Après une licence d’information et de communication à Paris, il s’installe à Santiago du Chili en 1992 où il fonde la revue Andes Magazine. Il vit dix-sept ans en Amérique du Sud au cours desquels il se passionne pour l’histoire de l’andinisme et des grands aventuriers de ce continent.

Sa rencontre avec le champion de ski Emile Allais lui permet de publier un beau livre, Esquí en Chile (Editions Huerquehue, Santiago, 2005).

Auteur du livre Carnets des Andes sur la vie des alpinistes Frédéric et Dorly Marmillod, (Éditions Slatkine, Genève 2015), qui reçoit le Prix René Desmaison 2016, Louis Lliboutry, Le Champollion des glaces est une nouvelle biographie qu’il consacre à l’un des pionniers de l’exploration scientifique dans les montagnes du monde. (UGA Editions décembre 2017)




 
 

Indices Revista Andes

Couverture-Ed-130.jpg

www.lan.com

www.enjoytour.cl

www.gbtbolivia.com

Banner
Banner

QUIENES SOMOS

Linea EditorialEl Equipo