Actualidades: Profesor Jan Ryn: "Aparte del cocainismo, como vicio común entre los habitantes de los Andes, existe también el alcoholismo. En la vida cotidiana se puede observar la práctica del consumo del alcohol, en el periodo de las fiestas y rituales relacionados con ellas." El Reportaje en nuestra nueva edición./ Bernard Francou, glaciólogo francés: "Si Groenlandia y la Antártica se derriten, el nivel del mar subiría de 60 metros.Ciudades como Guayaquil, New York, New Orleáns y Londres desaparecerían...
Actualizado lunes 11 de diciembre 2017
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"Carnets des Andes" : L'épopée des Marmillod PDF Imprimir Correo electrónico


Rencontre avec Marc Turrel, auteur du livre "Carnets des Andes" sur Frédéric et Dorly Marmillod

Par Anne Hauben, journaliste.

Lancement du livre à Penthes


Anne Hauben : Pourquoi ce livre et pourquoi a t-il fallu attendre si longtemps pour le publier ?

Marc Turrel : Il existe beaucoup plus d’informations sur les Alpes et l’Himalaya que sur les Andes et il n’est pas étonnant que l’aventure de Frédéric et Dorly Marmillod soit restée méconnue et ignorée pendant plus d’un quart de siècle.Pourquoi ce livre, parce que c’est l’une des plus belles aventures en montagne. On découvre un couple qui va réaliser des premières ascensions dans les Andes, à une époque marquée par la guerre, et tout au long de leur séjour qui va durer 20 ans, Frédéric et Dorly Marmillod se lient d’amitié avec les plus grands alpinistes de l’époque. Ils deviennent les pionniers de l’alpinisme dans les Andes, ce que l’on appelle l’andinisme, avec un style tout à fait inédit .Dorly est la première femme à escalader autant de sommets, elle est le symbole d’une féminité dans un sport qui était principalement réservé aux hommes. Réhabiliter cette magnifique aventure, c'est tout l’intérêt de ce livre aujourd’hui.


Anne Hauben: Ce n’est pas seulement un livre de photographies. C’est un récit d’aventures dans un format beau-livre qui raconte les péripéties de ce couple d’alpinistes suisses en Amérique latine de 1938 à 1958 à partir de documents et surtout à partir des carnets de voyages qui se trouvaient dans les archives de la famille Marmillod.

Marc Turrel: Ces carnets de notes sont un mélange d’esthétisme et d'exotisme, qui va du plus spectaculaire, comme le récit de leurs ascensions sur les plus hauts sommets de l’Amérique du sud, à un quotidien de voyageur écrit avec beaucoup de talent et d’humour, aussi bien par Dorly que par Frédy,d’où l’incontestable intérêt historique et documentaire de ces carnets de voyages, et le titre de notre livre «Carnets des Andes ».


Anne Hauben: Quels sont les autres aspects de leurs personnalités que vous avez voulu privilégier ?

Marc Turrel: Je trouvais qu’il manquait dans les récits d’aventures sur la montagne en Amérique latine, cette posture à la fois romantique et romanesque que les Marmillod vont incarner. En regardant les documents et les photographies, je me suis rendu compte que leur vie, c’est à la fois un vertige vertical et un vertige horizontal … pour reprendre une expression, aux confins de ces « bouts du monde suspendus » . C'est fascinant de voir la quantité de sommets qu’ils escaladent, de pays qu’ils traversent, l’aimantation qu’exercent sur eux ces territoires, le ravissement qu’ils éprouvent pour la Cordillère des Andes et l’attraction qu’ils ressentent l’un pour l’autre.Il n’ y a pas d’équivalents. Il est rare de voir des cordées d’alpinistes qui ont duré aussi longtemps.


Anne Hauben: Les deux héros sont très charismatiques. Quand on les voit tous les deux sur les photos, ce sont des acteurs de cinéma...

Marc Turrel: "Il y a un air hollywoodien chez Frédy avec son physique de jeune premier, toujours très élégant, très posé, très calme, très avenant avec un vrai sens de l’humour, et puis Dorly par sa beauté et son style, elle surprend, elle séduit avec son côté Ava Garner, très glamour aussi. On est tous sous le charme de ces personnages, c’est vrai qu’elle exerce une séduction, tout en étant aussi d’une douceur, d’une gentillesse, d’une simplicité étonnante et d’une fidélité totale...Malgré tous les dangers auxquels ils s’exposent- il leur fallait des semaines voire des mois pour rejoindre les premiers campements- et bien malgré l’existence de tous ces dangers, Dorly est toujours souriante, pleine d’enthousiasme et d’énergie. Beaucoup de légèreté et d’humour, c’est une véritable première de cordée, en montagne comme dans la vie. C'est déjà un couple hors norme à l’époque.


Anne Hauben: Par contre, c'est la force de l’amitié en montagne et ce rapprochement extraordinaire face à l’adversité qui comptaient beaucoup pour eux?

Marc Turrel : Leur fascination pour l’Aconcagua en est l’exemple. Cette montagne, avec toute son histoire faite d’héroïsme, de tragédies souvent macabres aussi, est devenue une montagne humaine, si j’ose dire, une montagne presque fraternelle. Ils humanisent ce qui est déshumanisé. C'est là qu’il rencontre Fernando Grajales et Francisco Ibanez, les deux plus grands alpinistes argentins, une rencontre qui va devenir le symbole d’une profonde amitié pour ne pas dire d’une affection. Et puis, ils sont toujours préoccupés par le sort de leurs camarades ou par des situations en montagne qui demandent de la solidarité, de l’entraide. C'est bien cette rupture avec le profil et le schéma des alpinistes classiques de l’époque, qui apporte une nouvelle dimension, une exception que nous avons essayé de traduire dans ce livre.


Anne Hauben: Il y a cette fameuse anecdote sur Eva Peron et leur amitié avec Lionel Terray et les Français de l’expédition au Fitz Roy.

Marc Turrel : En janvier 1952, un des objectifs de Fernando Grajales est de déposer au sommet de l’Aconcagua un exemplaire du livre de Eva Peron, la « Raison de ma vie". C'est un geste très symbolique et romantique de la part de Fernando Grajales que de laisser ce livre au sommet de l’Aconcagua. Eva Peron est gravement malade, elle ne lui reste que quelques mois à vivre, on est en 1952. Elle a 33 ans. Grajales en a 28 ans, ils étaient presque de la même génération. Personne n’est au courant de son geste,les Marmillod trouvent ce livre au sommet et l’envoie à Eva Peron qui leur répond par cette très belle lettre que nous publions dans le livre.

Alors quand les français reviennent de Patagonie, victorieux, quelques mois plus tard, ils sont fêtés dans toute l’Argentine.

Et puis il y a cette anecdote étonnante où les Marmillod les reçoivent dans leur maison à Buenos Aires. C’est une fête incroyable. Mais je ne veux pas vous raconter tout le livre.

Les Marmillod, c’est l’histoire d’une amitié.



 
 

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