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Moins d'un an après sa dernière éruption, le volcan Chaiten situé au sud du Chili, a repris une forte activité ces derniers jours. L'alerte maximum a été décrétée dans la localité de Chaiten y Futaleufu. La terre tremble, s’ouvre. Roches en fusion, explosions assourdissantes, projections de bombes, monstrueux panaches de cendres, grondements, bulles de gaz mortels, décor d’enfer, angoisse inhumaine. Les éruptions volcaniques représentent la plus grande force dévastatrice de la nature. Issu du noyau à plus de 5 000° C, le magma parcourt des milliers de kilomètres à travers les couches internes du globe et se libère dans l’atmosphère en un ballet satanique. Les volcans ne se manifestent pas toujours de manière identique. Après plus de trois siècles, celui de Chaiten, dans le sud du Chili, s’est réveillé en mai 2008, dans une puissante production de lave et de flux pyroclastique formant un champignon de particules et de fumées empoisonnées, haut de plusieurs kilomètres. Non loin de là, la petite localité de Chaiten, comptant quelque quatre mille habitants, a été totalement évacuée, tandis que maisons et campagnes disparaissaient sous une épaisse couche de cendres. À une centaine de kilomètres, en Argentine, la population de Esquel a été mise en état d’alerte, tout comme un autre village chilien, Futaleufu, situé à soixante-dix kilomètres du lieu de l’éruption. Il faudra des années et beaucoup d’aide pour que la vie reprenne son cours normal. Mais les hommes reviendront, comme ils reviennent toujours au pied du volcan car, dans un cycle éternel, la mort engendre la vie, et les plus belles vignes s’épanouissent sur les terres volcaniques.

Después de miles de años de inactividad, el volcán Chaitén entró en erupción el 2 de mayo de 2008. El hongo de cenizas, de un altura de 20 kilómetros, asola parte de la Patagonia en Chile et en Argentina, transformando esta región en un paisaje lunar. 


La nube gris llegó hasta las riberas del Atlántico, afectando la ciudad de Buenos-Aires. Las compañías aéreas tuvieron que suspender sus vuelos debido a la presencia de cenizas en las altas esferas de la atmósfera de la Patagonia y de la capital argentine.
 Chaitén inundada a consecuencia de la crecida del río, causada por la caída del material piroclástico.
El 6 de mayo, debido a un crecimiento de la actividad volcánica, les autoridades chilenas evacuan totalmente los últimos habitantes de Chaitén et de Futalefú. 

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